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Abbé Pierre Hannosset

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Chers amis,

Vous avez remarqué ? Quand l’Évangile parle d’argent, tout le monde se redresse un peu sur son banc… Comme si Jésus avait mis la main directement sur notre portefeuille. Rassurez-vous : le Seigneur ne veut pas nous dépouiller, mais nous libérer.

Jésus raconte une parabole : un riche, vêtu de pourpre et festoyant chaque jour ; et, à sa porte, un pauvre nommé Lazare. Détail frappant : le riche n’a pas de nom, le pauvre en a un. Dans la Bible, avoir un nom, c’est exister profondément : « Je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi » écrira le prophète Isaïe.

Saint Ambroise commente : « Le riche est anonyme car il est défini par ce qu’il possède ; Lazare a un nom car il est reconnu par Dieu ». Voilà une question pour nous : suis-je défini par ce que j’ai… ou par ce que je suis aux yeux de Dieu ?

Soyons clairs : Jésus ne critique pas l’argent en lui-même. Dieu sait bien que nous avons besoin de pain, d’un toit, de repos. Mais l’Évangile nous met en garde : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Le danger n’est pas l’argent, mais l’amour excessif de l’argent, qui finit par nous posséder. Saint Paul est radical : « La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent » 

Le drame du riche, c’est qu’il ne voit pas Lazare. Il ne le frappe pas, il ne le méprise pas : il l’ignore. Son péché, c’est l’indifférence.
Saint Jean Chrysostome est percutant : « Ne pas partager ses biens avec les pauvres, c’est les voler. Ce que nous possédons ne nous appartient pas, mais à eux ». La richesse peut nous enfermer dans l’illusion de l’autonomie, comme si nous n’avions besoin de personne. Or, le pauvre nous rappelle notre vérité : nous dépendons des autres, et de Dieu.

Le pape François nous le redit dans Evangelii Gaudium : « La joie de l’Évangile est pour tout le peuple, elle ne peut exclure personne » 
Le riche supplie Abraham d’envoyer Lazare avertir ses frères. Réponse : « Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! ». Autrement dit : ce ne sont pas les miracles spectaculaires qui changent un cœur, mais l’écoute de la Parole de Dieu. Jésus a multiplié les pains, ressuscité des morts, mais quand il a demandé une conversion radicale, beaucoup l’ont quitté.
La vraie foi n’est pas dans le sensationnel, mais dans une fidélité patiente à l’Évangile.

Alors, que retenir ?
Reconnaissons nos Lazare : à nos portes, il y a toujours un frère ou une sœur qui attend notre regard.
Ne laissons pas nos biens devenir nos chaînes : nos talents, nos richesses, notre temps sont des dons à partager.
Écoutons la Parole : elle seule convertit en profondeur.
Demandons au Seigneur ce cœur de pauvre dont parle saint François d’Assise : un cœur qui sait partager, accueillir, aimer.

Alors, chers amis, quand vous rentrerez chez vous ce midi, devant votre bon repas, si vous voyez quelqu’un attendre à votre porte… attention, c’est peut-être Lazare.
Mais surtout, souvenons-nous de ceci : dans la vie, ce n’est pas ce qu’on a qui reste, mais ce qu’on donne. Parce qu’au ciel, il n’y a pas de coffre-fort… mais il y a de la place pour les cœurs généreux. Amen

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